23 juin 2009
Le retour de la courgette
Il y a quelques années déjà, j'ai acheté un livre aux éditions "Utovie" et je le ressors tous les étés. Il s'agit de "la cuisine de la courgette" de Marie Fougère. Une vrai mine pour préparer et accommoder ce légume qui produit à profusion dans vos jardins ou est proposé pour pas trop cher sur les marchés.
On lui a trouvé une nouvelle couverture, mais il est toujours disponible chez l'éditeur
Courgettes à la menthe
Pour 6 personnes : 3 ou 5 courgettes moyennes - 4 oignons - un gros bouquet de menthe fraîche - huile d'olive - sel -poivre
Lavez et essuyez soigneusement les courgettes. Découpez les en rondelles d'environ 1 cm d'épaisseur.
Épluchez les oignons et coupez les en rondelles plus fines.
Dans un plat à gratin abondamment huilé (j'évite l'abondance d'huile tout de même faut pas exagérer) , disposez une couche de rondelles d'oignon, une couche de rondelles de courgettes et une couche de feuilles de menthe.
Recommencez. (j'ai commencé par les courgettes. Je n'avais pas bien lu la recettes et comme elles étaient dans le titre je leur ai donné la préséance)
Sur la dernière couche de menthe, faites couler un filet d'huile d'olive et mettez à feu très doux pendant une heure environ (thermostat 4).
Au bout de ce temps, couvrez le plat avec une feuille d'aluminium ou un couvercle et laissez cuire encore une demi-heure. Laissez refroidir.
Versez dans un joli plat creux. Ajoutez un peu de sel et de poivre, selon le goût (ou son taux d'hypertension... enfin je veux dire sa santé. trop de sel ce n'est pas bien), et mettre au réfrigérateur jusqu'au moment de servir.
(délicieux avec un apéritif anisé)
Voici le plat avant cuisson. C'est au four depuis une dizaine de minutes et je ne vous raconte pas comme ça sent bon.
et voilà le résultat que je vais mettre à rafraîchir pour le pique nique de demain.
14 novembre 2007
la fin du blog est pour demain
Voilà ce qui pourrait bien arriver
destruction de celui de Larkéo trop bien dans son pré
Celui de Landrellec trop bien gribouillé par Brieuc
Celui de Septentria trop bien lapidé par les manifestants
Et le mien trop bien noyé sous des flots de larmes
Et j'en passe ...
ça va faire mal !
19 septembre 2007
pour un peu
Il suffit d’un sourire
Il suffit d’ouvrir la porte du garage
Il suffit de prendre ses jambes à son cou
Il suffit de sécher ses larmes
Il suffit d’un petit chemin qui sent la mousse
Il suffit d’une vague déferlante
Il suffit d’un pâle rayon de soleil
Il suffit d’une force intérieure
Il suffit de souffler la bougie
Il suffit d’une feuille qui tourbillonne
Il suffit d’une goutte de miel
Il suffit souvent de presque rien
Il suffit que tu sois là !
28 mai 2006
J’ai longtemps pensé
J’ai longtemps pensé que je n’ai pas eu le temps d’écrire une ligne
J’ai longtemps pensé que le sel de la mer était celui des terres fondues
J’ai longtemps pensé à lui avant de ne pas l’oublier
J’ai longtemps pensé que j’étais un peu sotte
J’ai longtemps pensé à d’autres horizons qui m’ouvriraient à de nouvelles histoires
J’ai longtemps pensé que les gens qui parlent un peu fort avaient des choses à cacher.
J’ai longtemps pensé mais sans jamais me décider
J’ai longtemps pensé, réfléchit, tourné et retourné ce problème dans ma tête et ça n’a servit à rien du tout.
J’ai longtemps pensé qu’une langue de feu tomberait un jour sur moi et que je comprendrais enfin tous les langages
J’ai longtemps pensé que cette histoire ne finirait jamais de finir
J’ai longtemps pensé donc j’ai longtemps été.
Étrange expérience
Le retour du même se faisait étrangement inquiétant. Il se sentait pris dans une boucle infernale et il se rendait bien compte qu’il serait extrêmement difficile d’en sortir, sinon impossible.
Le programme se déroulait normalement pendant quelques décennies, puis basculait indéfiniment sur la même séquence.
Quelle maléfique puissance avait introduit un virus
L’écran de sa vie commençait à se dévider : l’enfance d’abord, l’adolescence, la jeunesse et puis sans que l’on puisse rien prévoir : un énorme bug
« ERREUR FATALE » indéterminée
ligne 45, 0 forcé
appuyez sur la touche RETOUR
Il appuyait une fois, deux fois,…cent fois, …mille fois.
Ses doigts saignaient et toujours le retour du même qui se faisait de plus en plus inquiétant.
Des mots, encore des mots, toujours des mots...
Sur un fond d’azur le voici,
Comme un personnage de comédie italienne.
Il danse, il caracole, fait des voltes et des sauts
Caquetant et gloussant comme s’il voulait pondre
Il est couvert de plumes, jade, pourpre, turquoise
Et ses yeux éperdus recherchent un thérapeute.
Voilà des jours, des mois que dans sa fièvre il tremble
Aucun mot cohérent ne sort plus de sa bouche
Seulement jacassements et onomatopées,
Borborygmes, gargouillis, et flatuosités.
Des mots, des mots, des mots…pour tout ce qu’il veut dire
Ces mots où les trouver : je le lui dis en douce
C’est dans un beau dico, « Robert » ou bien « Larousse »
Meilleurs suppositoires de bouches encore que les pruneaux
Le monde en couleurs
Dans Dans l’atmosphère rare d’un espace outremer,
Une enfant, fleur bleue, joue les filles de l’air
Dans le vent pastel du soir, les mains pleines de ciel
Elle fixe l’horizon marine et ses yeux s’émerveillent.
Elle voit, toujours plus loin, l’onde verte du Nil
Le fleuve qui s’écoule entre les amandiers
Un scarabée de jade ivre d’un verre d’absinthe
Des grappes d’émeraude aux branches des figuiers
Tout au fond d’un canyon, elle voit un torrent rouge
Des terres arrachées aux tumulus corail.
Et les joues cramoisies de la jeune fugueuse
S’embrasent de soleil, et d’or et de feu
Elle voudrait s’engloutir dans les flammes topaze
Mais démons (au yeux jaunes) et mères veillent.
Des Anges
Des anges nostalgiques, il n’y en a plus beaucoup. Aux jours d’aujourd’hui, les anges ont besoin d’avoir une pêche d’enfer.
Les anges gardiens surtout.
Là où autrefois, un « friselis » dans l’oreille aurait suffit, pour donner l’alerte, c’est maintenant « tenorissimo »
Certains anges sont obligés d’utiliser des portes voix de plus en plus puissants, faisant appel à des techniques acoustiques de plus en plus sophistiquées, sans pourtant arriver à se faire entendre.
Et puis toutes leurs ouailles ont, maintenant, une oreille déjà collée à leur portable.
Il leur faut installer d’innombrables antennes paraboliques et lancer des millions de satellites pour essayer de couvrir la cacophonie planétaire et se faire entendre.
Et tout cela passe sur nous comme un immense courrant d’air.
Pourtant tout un chacun sait très bien, mais sans vouloir l’admettre « Qu’il suffit d’un arbre pour affirmer le vent »
L’âge du capitaine
L’individu quelque soit son âge reste un sujet désirant. Mais l’objet du désir varie selon l’âge, en gardant toutefois la même intensité pour chaque individu.
Il s’agit d’une fonction affine
f(x)=ax+b
f(x) objet du désir
a intensité du désir
b le coefficient de qualité du textile utilisé
x l’âge de l’individu
L’individu dont il est ici question est un Capitaine. 
Il avait pris une veste monumentale au cours d’une bataille navale qui fit date dans l’histoire des mathématiques.
Vu la taille de la veste, les poches en étaient des gouffres, et de ce fait, il était extrêmement imprudent d’inviter le susdit Capitaine, sans mettre en sécurité ses petites cuillères en argent. C’était plus fort que lui, la taille de ses poches l’avait rendu Kleptomane, et ce qu’il désirait avec une intensité constante (a) et à mesure qu’il avançait en âge (x) : c’était une veste sans poche qui lui épargnerait beaucoup ces moments de honte où il était pris en flagrant délit de vol.
f(x) est donc dans l’affaire qui nous occupe présentement : « La taille des poches de la veste »
À quel âge le désir du Capitaine sera t’il exaucé ? (Pour quelle valeur de x)
Un tuyau pour vous aider à résoudre ce problème :
Quand on achète une veste, l’important c’est que les poches soient à la bonne hauteur !
à cause de la cause
Je ne comprends pas, parce que la cause m’échappe et que j’ai la flemme de la poursuivre. Et puis est-ce que j’ai réellement envie de comprendre.
Il fut un temps où j’aurai fait des pieds et des mains pour ne pas laisser échapper la cause. Et si malgré tout elle arrivait à fuir, j’avais vite fait de la rattraper et de la mettre au pas.
Quelques fois j’ai même enfermé la cause dans une pièce sans fenêtre. Mais la cause criait, et elle fut entendue.
Des défendeurs de causes ont fait une manif devant la porte de la maison et j’ai du, contre mon grés, libérer la cause avec toutes mes excuses.
Reconnaissante, sur le coup, elle est restée quelques temps près de moi, puis peu à peu ses désirs d’évasion l’ont reprise.
Mais, moi-même, réflexion faite, je m’étais rendu compte que la cause n’avait plus aucune importance pour moi. C’était désormais les effets qui m’intéressaient.
Je pouvais prendre n’importe quelle cause qui passait par là, fuyant je ne sais qui ou je ne sais quoi, je l’accrochais pour quelques jours, ou seulement quelques heures au dessus de la cheminée, enfin juste le temps nécessaire à l’apparition des effets.
Ensuite elle pouvait bien partir où elle voulait, ou restait là, je m’en souciait comme de colin tampon.
Les effets sont beaucoup plus passionnants, car ils sont d’une diversité infinie.
Comme le sait tout un chacun, une cause peut entraîner plusieurs effets.
Je me désintéressais très vite des effets techniques, électriques, mécaniques, des effets réciproques, des effets honorifiques… et autres pour me pencher plus particulièrement sur les effets pervers.
C’est un monde fascinant
Je vais désormais essayer d’en dresser un catalogue en les classant par thème.
C’est un travail de longue haleine et je crains que sans aide ma vie n’y suffise pas. Je n’y arriverai sans doute jamais sans aide.
Je ne sais plus que penser
Le sage dit peut-être.















